LES BONS GESTES DU QUOTIDIEN

QUINZE MESURES INDIVIDUELLES POUR RESTER EN BONNE SANTE


C’est au nom du serment d’Hippocrate, respectant en cela scrupuleusement les codes de santé publique et de déontologie médicale, et en toute indépendance scientifique, par conséquent à l’abri de toute pression socioéconomique et/ou politique, que cet article a été conçu et écrit à destination du grand public.

Aujourd’hui, notre société se trouve confrontée à une situation inédite au plan de la santé. Selon l’assurance-maladie, depuis la dernière guerre, le nombre de nos concitoyens atteints d’une affection longue durée (ALD) n’a fait qu’augmenter, et aujourd’hui, c’est un sur cinq d’entre nous – soit 20% de la population – qui est atteint d’une affection chronique sévère et donc qui en principe bénéficie à ce titre d’une prise en charge à 100%.

Les nouveaux fléaux, qu’il s’agisse de cancer, de diabète, d’obésité, de maladies cardiovasculaires, d’affections neurologiques ou psychiatriques, d’allergies, d’infections ou encore d’hypofécondité, et cela sans compter certaines nouvelles pathologies émergentes encore peu connues ou même inconnues du corps médical, s’expliquent en partie par l’accroissement de la dégradation de notre environnement ; et plus particulièrement, par la pollution, d’origine chimique, physique ou microbienne.

A cela s’ajoutent des changements de mode de vie concernant plus particulièrement l’alimentation et d’éventuels troubles du comportement liés au stress psychologique engendré par nos sociétés dites modernes.

Or toutes les tranches d’âge de la population sont ici concernées ; en premier lieu les enfants et les personnes âgées et cela sans exclure pour autant les jeunes et moins jeunes adultes.

Faisant suite à l’Appel de Paris, et bénéficiant d’une expérience de 35 ans de recherche effectuée au sein de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse -l’ARTAC- et donc d’une expérience inégalée en matière de santé et de médecine environnementale, cet article donne des indications pratiques essentielles pour se prémunir contre ces fléaux et rester en bonne santé, avec pour priorité la protection des familles et plus particulièrement des femmes enceintes et des enfants.

I. L’EXTREME VULNERABILITE DES FEMMES ENCEINTES ET DES ENFANTS

Le fœtus est extrêmement vulnérable à toutes formes de pollution ; l’exposition des femmes enceintes à des polluants chimiques, à des rayonnements ou à des agents infectieux conditionne l’apparition des fléaux précédents. 

En effet, au cours de la grossesse, en matière de pollution chimique, les polluants stockés dans le tissu graisseux de la mère, passent dans le placenta, et contaminent le fœtus où ils peuvent provoquer la première étape biologique d’un cancer, d’un diabète de type 2, de l’obésité, d’une allergie, ou de l’autisme etc. l’une ou l’autre de ces affections pouvant apparaître dès l’enfance, ou plus tard à l’âge adulte.

Il en est de même pour les rayonnements, qu’ils soient ionisants ou non, si la future mère a été exposée avant et/ou a fortiori pendant la grossesse ; et aussi pour les agents infectieux (virus, bactéries ou parasites,) si ceux-ci l’ont contaminé à l’une et/ou à l’autre période.

Au plan moléculaire, les mécanismes mis en jeu sont non seulement de nature « génétique » (altération de la structure des gènes) mais aussi et surtout « épigénétiques ». Dans ce dernier cas, causée par les polluants, survient en effet une modification de l’expression des gènes qui dès le stade fœtal peut conduire à la production inappropriée de protéines inflammatoires. Ainsi ces protéines peuvent-elles donner lieu dès ce stade à des phénomènes inflammatoires qui seront l’amorce de la constitution progressive des affections et  maladies précédentes. 

En outre, les nourrissons et les enfants dès le plus jeune âge sont de même très vulnérables à la pollution environnementale. D’abord, concernant les nourrissons, parce qu’un grand nombre de substances chimiques passent dans le lait, lors de l’allaitement, la mère peut contaminer une deuxième fois son nouveau-né. Ensuite parce que le nourrisson n’a pas de défenses immunitaires propres jusqu’à l’âge de deux ans, et que pendant cette période, ses seuls moyens de défense reposent exclusivement sur le système immunitaire de sa mère. Enfin parce que de la naissance à l’adolescence, les neurones se connectent les uns aux autres lors de l’apprentissage et que cette structuration et organisation du système nerveux appelée « épigenèse» est extrêmement vulnérable à toute forme d’agression physique, chimique ou infectieuse.

Or, point fondamental, on sait aujourd’hui que l’acquisition pendant la grossesse et après la naissance de ses anomalies génétiques et épigénétiques sont liées à l’exposition aux polluants persistants dans l’environnement, lorsque celui-ci est pollué. Cela non seulement afin d’éviter la survenue de ces affections  ou maladies mais aussi leur transmission aux générations suivantes. 

D’où l’impératif catégorique au plan sociétal de lutter contre toutes les formes de pollution environnementale, et de protéger par priorité les femmes avant, pendant, et après leur grossesse, et les enfants et adolescents, par des moyens appropriés les mettant à l’abri de toute atteinte de leur environnement. Afin d’éviter la survenue de ces affections ou maladies et leur transmission aux générations futures.

II. LES RECOMMANDATIONS POUR RESTER EN BONNE SANTE

La facture sanitaire chez les enfants est actuellement extrêmement lourde et risque de s’amplifier à l’avenir si aucune politique de santé environnementale réellement efficace n’est mise en œuvre. La survenue de cancers et de leucémies chez l’enfant connait chaque année une augmentation de près de 1% depuis ces 20 dernières années. C’est ce que vient de confirmer récemment le CIRC.

La fréquence de l’autisme explose aujourd’hui, en lien avec l’exposition du fœtus, durant la grossesse, à des polluants chimiques (pesticides ou métaux lourds), ou encore à des champs électromagnétiques. En Europe et aux Etats-Unis, c’est environ un enfant sur 65 qui nait autiste !

Le développement d’un syndrome d’hyperactivité et de troubles psychiatriques chez l’enfant ou l’adolescent peut être également causé par ces polluants.

Aujourd’hui, dans notre pays, comme aux Etats-Unis, le quotient intellectuel (QI) des adolescents a perdu 4 à 6 points par rapport à ce qu’il était il y a une vingtaine d’années.

De même la fréquence de l’obésité et du diabète a augmenté et augmente encore en raison d’une exposition à certains pesticides, ou de façon plus générale, à tous les produits chimiques ayant la caractéristique d’être des perturbateurs endocriniens. Or cette facture risque de s’alourdir considérablement dans les années à venir, en raison des mécanismes biologiques mis en jeu, dès le stade fœtal, comme nous l’avons vu.

NOS CONSEILS

  1. Avoir des enfants le plus tôt possible, c’est-à-dire avant que le tissu graisseux de la future mère ait stocké des polluants.
  2. Toute grossesse se prépare et doit réunir au plan psychosociologique, éducatif et médical, les meilleures conditions possibles. Le rôle du couple est ici prioritaire.
  3. Dans la mesure du possible, avant, pendant et après la grossesse, privilégier une alimentation bio, pour éviter ou tout au moins limiter toute forme de pollution chimique.
  4. En cas d’amalgames dentaires métalliques, en réaliser la dépose avec les précautions d’usage (voir plus loin) suffisamment longtemps avant la grossesse, jamais en cours de grossesse, afin d’éviter la diffusion sanguine des métaux lourds (mercure, étain, titane, etc.) et donc la contamination du fœtus.
  5. Respecter les contrindications classiques. En cas de grossesse, éviter le tabac et l’alcool, toute automédication, toute radiographie et toute prise de médicaments (sauf cas exceptionnel et sur avis médical).
  6. En cas de grossesse, éviter toute vaccination, quelles que soient les circonstances.
  7. Eviter l’utilisation du téléphone portable, toute exposition au Wifi, toute exposition professionnelle pendant la période de grossesse.
  8. Préparer la chambre du nouveau-né sans peinture à l’huile ni solvant, sans formaldéhyde (colle, panneaux agglomérés).
  9. Allaiter le plus longtemps possible, sauf en cas d’intoxication avérée par des métaux lourds.
  10. Eviter de vacciner les enfants avant six mois.
  11. Eviter d’exposer les enfants dès le plus jeune âge aux champs électromagnétiques. Ainsi on évitera la surveillance des bébés par babyphone.
  12. Promouvoir chez l’enfant une alimentation bio équilibrée, comprenant en particulier des protéines animales, et cela le plus longtemps possible.

Beaucoup d’adolescents sont aujourd’hui sans repères sociétaux, par manque ou insuffisance d’éducation. L’éducation ne doit pas se faire qu’à l’école, en centre d’apprentissage, au collège ou au lycée : elle doit se faire aussi et surtout dans le cadre familial.

Cette situation ainsi que les conditions de vie moderne expliquent les déséquilibres de régime alimentaire chez les jeunes (restauration rapide, achats de plats cuisinés, grignotage, repas à horaires non réguliers etc.) et le développement des addictions actuelles. Or l’acquisition par l’éducation d’une hygiène corporelle et d’un état psychologique et mental équilibré est la clé de voûte d’une bonne santé.

Le tabagisme et l’alcoolisme ne sont pas les seuls comportements addictifs contre lesquels il faut lutter. En France, 20% des filles et 18% des garçons âgés de 15 ans déclarent fumer du cannabis au moins une fois par semaine. Le cannabis est également cancérigène. La fumée de cannabis contient de nombreuses substances cancérogènes semblables à celles contenues dans la fumée du tabac. Les études jusqu’ici ont mis en avant une augmentation du risque potentiel de cancer du poumon, de la vessie et du testicule. La consommation de cannabis s’accompagne souvent de tabagisme et d’alcoolisme. La combinaison de ces trois addictions est un facteur de risque augmenté de développer un cancer.

A ces addictions classiques s’ajoutent de nouvelles addictions, liées à l’essor sans régulation appropriée des technologies de communication avec ou sans fil : utilisation plusieurs heures par jour à l’oreille des téléphones portables ou/et des téléphones sans fil (DECT), utilisation jusqu’à 10-12 heures par jour d’un ordinateur, l’exposition étant d’autant plus préjudiciable en cas de connexion wifi, utilisation des tablettes, promotion des jeux vidéo, etc.

NOS CONSEILS

  1. Enseigner l’hygiène corporelle dès la maternelle.
  2. Veiller au brossage et lavage des dents, aux soins corporels élémentaires.
  3. Veiller dès le plus jeune âge à une alimentation saine, équilibrée et variée, riche en fruits et légumes et pauvre en graisses animales, mais non dépourvue de protéines animales (l’homme est un omnivore).
  4. Eduquer les enfants et adolescents à ne pas se satisfaire d’une restauration rapide.
  5. Lutter contre toute forme de grignotage.
  6. Veiller à éviter l’apparition d’une addiction en éduquant à ne pas fumer ni boire d’alcool, avant un âge raisonnable ; être très ferme sur l’interdiction du cannabis et a fortiori des autres drogues.
  7. Interdire l’utilisation du téléphone portable avant l’âge de 12 ans et limiter l’usage des jouets ou des appareils connectés (jeux vidéo etc…).
  8. Malgré les directives scolaires actuelles, veiller à limiter l’usage de la tablette.
  9. Chez les adolescents limiter l’usage à l’oreille du téléphone portable à 20 mn par jour par séquences de 5 mn.
  10. Limiter l’usage de l’ordinateur à l’essentiel, et préférer une connexion filaire au wifi.

Lorsqu’une femme enceinte fume en période de grossesse, le risque est la survenue d’un avortement et, concernant le nouveau-né, celui d’être prématuré, d’avoir un faible poids à la naissance ou d’être atteint de malformation congénitale ; et après quelques mois, le risque est que le nourrisson présente une bronchiolite.

20% des cancers sont attribuables au tabagisme. Deux cancers bronchiques sur trois sont liés au seul fait de fumer (OMS). Fumer provoque de nombreux types de cancer : bronches, œsophage, larynx, bouche, gorge, rein, vessie, pancréas, estomac et col utérin. Le lien de cause à effet entre tabagisme et cancers est prouvé : la fumée et les goudrons qui résultent de la combustion du tabac contiennent plusieurs dizaines de substances chimiques, dont certaines sont des carcinogènes ou des cocarcinogènes. Le tabac sans fumée (tabac à chiquer ou à priser) provoque des cancers de la bouche, de l’œsophage et du pancréas (OMS).

La nicotine n’est pas cancérigène mais est une cause d’accoutumance, donc d’addiction.

Le tabagisme serait aussi un facteur de risque du diabète de type 2. Les fumeurs ont un risque augmenté de développer un tel diabète, et ce risque semble proportionnel à la durée et à l’intensité de la consommation de tabac.

Le tabagisme est aussi un facteur de risque favorisant l’athérome, ce qui explique qu’il soit à l’origine d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.

Le tabagisme passif provoque aussi des cancers bronchiques (poumon) chez les adultes non-fumeurs.

Heureusement, dans de nombreux pays dont le nôtre, grâce aux lois Weil et Evin, le tabagisme est en nette régression depuis vingt ans.

NOS CONSEILS

  1. Il convient arrêter de fumer le plus tôt possible car il faut plusieurs années (en moyenne 10 ans) pour que l’état de la muqueuse bronchique redevienne normal et que le risque de cancer du poumon disparaisse.
  2. Il faut avoir la volonté d’arrêter de fumer.
  3. Le mieux est de faire appel à une consultation anti-tabac. Il en existe dans de très nombreux hôpitaux (voir l’annexe …).
  4. Il y a plusieurs moyens qu’on peut mettre en œuvre en association : l’utilisation de patchs à la nicotine, l’utilisation de cigarettes électroniques, boire abondamment, manger des fruits pour compenser le manque, se faire épauler par une prise en charge psychologique.
  5. Bien que décriée, l’utilisation des cigarettes électroniques peut représenter une étape intermédiaire transitoire entre le fait de fumer et un sevrage complet. Il n’y a pas de demi-mesure. C’est l’arrêt complet qu’il faut réaliser d’emblée car toute réduction, même limitée à un petit nombre de cigarettes, ne peut que conduire à une rechute.

Près de 4% des décès dans le monde sont liés à la consommation excessive d’alcool (alcool éthylique ou éthanol), et aux conséquences qu’elle entraîne : accidents de voiture, cancers, maladies cardio-vasculaires, affections neuropsychiatriques, cirrhoses du foie. Au plan mondial, 6,2% des décès chez les hommes sont liés à l’alcool contre 1,1% chez les femmes (OMS).

L’alcool est considéré être un cancérogène certain (groupe 1 du CIRC). La consommation d’alcool est un facteur de risque de nombreux types de cancer, notamment ceux de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du pancréas et même du gros intestin et du rectum et du sein.

Le risque de cancer augmente avec la quantité d’alcool consommée, et encore plus nettement en cas de tabagisme associé (OMS).

L’alcoolisme a heureusement fortement régressé dans notre pays depuis 1975, ce qui explique que les cirrhoses hépatiques et les polynévrites éthyliques aient presque totalement disparu.

NOS CONSEILS

  1. La consommation modérée de vin rouge issu de l’agriculture biologique n’est pas dommageable pour la santé et protégerait même contre le risque de maladies cardiovasculaires.
  2. Ce qu’il faut, c’est boire du vin modérément, plutôt du vin rouge (présence de polyphénols à effet anticancérigène) que du vin blanc, et privilégier la qualité sur la quantité, en évitant les vins qui ont perdu leur tannin et qui provoquent des brûlures œsogastriques (présence de sulfites).
  3. On boira rarement des apéritifs et exceptionnellement des alcools forts (eau de vie, whisky etc.).
  4. En cas d’alcoolisme avéré, il faudra se résoudre à une prise en charge spécialisée à l’hôpital et à des cures de désintoxication (voir annexe…).

Trop manger et manger sans discernement nuit à la santé.

La consommation insuffisante en fruits et légumes et trop copieuse en graisses animales (beurre, charcuterie, laitages) et viande rouge, jointe à une consommation élevée en sucres à métabolisme rapide, au détriment des sucres à libération prolongée, sont des facteurs de risque de cancers, de surpoids et d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Ceci serait en partie expliqué par les déséquilibres de régime alimentaire et par son appauvrissement en micronutriments (oligoéléments, vitamines) et en protéines végétales, survenus depuis ces trente à cinquante dernières années.

En outre, l’altération de la flore intestinale par les substances polluantes, aggravée par un régime alimentaire déséquilibré engendre une dysbiose, c’est-à-dire des anomalies quantitatives et qualitatives concernant les microbes de notre flore intestinale, le microbiote. Cette dysbiose est susceptible d’induire une inflammation chronique de la muqueuse intestinale qui peut être à l’origine d’une intolérance alimentaire au gluten et/ou au lactose/caséine. Cette dysbiose peut aussi contribuer à la genèse non seulement de certaines formes d’obésité, de diabète de type 2 et de cancers, mais aussi de maladies cardiovasculaires, de certaines pathologies neuropsychiatriques, et même de certaines formes de dépression.

NOS CONSEILS

  1. Manger de façon mesurée, équilibrée et variée s’apprend dès le plus jeune âge. Les parents ont donc un rôle éducatif essentiel à jouer vis-à-vis des enfants.
  2. Faire la cuisine est un art qui jadis se transmettait de génération en génération. La famille, en raison de ses traditions et de ses habitudes culinaires a toujours un rôle essentiel à jouer.
  3. On évitera donc dans la mesure du possible de manger seul, de « grignoter » au cours de la journée, de se préparer des « plateaux-télé ». La prise d’un repas doit en effet être conviviale et se faire à heures régulières.
  4. On bannira toute restauration rapide (si fréquente chez les jeunes) et l’achat de « plats cuisinés », sauf s’ils sont de grande qualité (voir plus loin).
  5. On évitera les aliments riches en sucres, à métabolisme rapide, privilégiant les sucres à métabolisme lent (pâtes, semoule, farines etc.), on limitera l’ingestion de graisses animales et on ne mangera pas trop salé.
  6. On mangera chaque jour des fruits et légumes de saison. Les fruits et légumes contiennent des fibres végétales qui empêchent le contact des polluants chimiques présents dans les aliments avec la muqueuse intestinale, et des antioxydants naturels qui piègent les radicaux libres. Ils auraient donc un certain rôle protecteur et participeraient au renforcement de la flore intestinale.
  7. On mangera les fruits et les légumes frais ; on évitera de les consommer après qu’ils aient séjourné plusieurs jours dans le réfrigérateur, car ils perdent leurs propriétés vitaminiques et antioxydantes au fil du temps. Par contre, les légumes surgelés et les fruits secs conservent leurs propriétés antioxydantes.
  8. Le rôle du soja dans la prévention des cancers du sein est discuté, mais un apport sous forme fermentée semblerait avoir un rôle protecteur.
  9. La consommation des graisses végétales est à privilégier, car elles contiennent des acides gras polyinsaturés indispensables: les acides linoléique (oméga 6) et alpha-linolénique (oméga 3), ainsi que des vitamines liposolubles (A, D, E et K), lesquelles possèdent des propretés antioxydantes. On utilisera donc des huiles végétales riches en acides gras monoinsaturés telles que l’huile d’olive ou de colza, de lin ou de noix.
  10. L’homme est un omnivore. Une consommation de viande et de poisson est indispensable pour l’organisme surtout chez les enfants, adolescents et adultes jeunes. On préfèrera les petits poissons (maquereaux, harengs, sardines) à chair grasse, riche en acides gras essentiels, plutôt que les gros poissons (thons, saumons), qui risquent d’avoir été contaminés par des polluants chimiques au cours de la chaine alimentaire.
  11. On limitera l’ingestion de produits fumés (poissons, charcuterie), car les fumures contiennent des hydrocarbures aromatiques et autres substances cancérigènes contenues dans les fumées résultant de la combustion du bois, et on limitera les grillades, car elles contiennent des amines aromatiques cancérigènes. Pour les grillades, l’utilisation de barbecues verticaux est à recommander plutôt qu’horizontaux en raison d’une meilleure élimination des graisses animales.
  12. Malheureusement l’ensemble des précautions précédentes ne protège aucunement de la présence de résidus chimiques toxiques (pesticides, dioxines, hydrocarbures, amines aromatiques, etc.) présents dans les aliments et donc n’a en réalité qu’un rôle limité pour éviter la survenue des affections et maladies précédentes. D’où en particulier le recours à une alimentation bio dans la mesure du possible (voir la recommandation n°7).

Les additifs alimentaires, colorants, exhausteurs de goût, conservateurs nitrités utilisés par l’industrie agroalimentaire, bien que tolérés réglementairement, sont pour certains d’entre eux cancérigènes, neurotoxiques ou allergisants, y compris à faibles doses. On restera donc extrêmement vigilant vis-à-vis des préparations de l’industrie agroalimentaire.

Certains plastifiants tels que les phtalates ou le Bisphénol A entrent dans la composition de certains récipients alimentaires (bouteilles en plastique, revêtement intérieur des canettes ou boîtes de conserve métalliques). Au contact avec les aliments, ils peuvent agir comme perturbateurs endocriniens et donc être à l’origine de cancers, de surpoids ou d’obésité, d’hypofécondité et de malformations congénitales et même d’hypertension artérielle (Bisphénol A).

Les mesures actuelles supprimant le Bisphénol A des biberons, s’il est un premier pas allant dans le bon sens n’occulte pas l’utilisation du Bisphénol A dans d’autres produits mis sur le marché, ni l’utilisation des Bisphénol B et C qui sont eux aussi des perturbateurs endocriniens.

Il convient de rester vigilant vis à vis des pesticides et des nitrates présents à petite dose dans l’eau de boisson et les aliments résultant de l’agriculture intensive, en ce qui concerne les fruits et légumes notamment.

NOS CONSEILS

1. On limitera au maximum la consommation de plats tout préparés en provenance de l’industrie agro-alimentaire

Ces préparations contiennent des produits chimiques (conservateurs, nitrites, exhausteurs de goût, émulsifiants, colorants) dont un certain nombre sont classés cancérigènes. La consommation d’acides gras trans monoinsaturés présents par ailleurs dans un grand nombre de produits industriels (viennoiseries, pizzas, pâtisseries) est également cancérigène. Les nitrites utilisés en tant que conservateurs et présents dans la plupart des produits de salaison sont particulièrement à éviter pour leur effet cancérigène.

2. On doit apprendre à lire soigneusement les étiquettes, non seulement pour vérifier les dates de péremption des produits concernés, mais aussi pour repérer les additifs alimentaires qu’ils contiennent. Certaines étiquettes sont incomplètes, ne précisant pas (ou peu) les additifs utilisés. Dans le doute, on n’achètera pas de tels produits. On fera de même, dans le cas où, à l’inverse de très nombreux additifs (colorants, conservateurs) y sont inscrits.

3. On doit choisir ses fruits et légumes

Certains aliments sont contaminés par des nitrates, des pesticides et même éventuellement des OGM. En l’absence d’étiquetage spécifique indiquant l’existence ou non d’une contamination des aliments, il est très difficile de se faire une opinion. Voici quelques recommandations :

  • Ne pas acheter de fruits et légumes hors saison.
    • S’informer sur leur provenance, privilégier les cycles courts de distribution, et donc l’achat des fruits et légumes chez les petits commerçants en se faisant préciser où ils ont eux-mêmes acheté leurs produits. Donc sauf cas particuliers (agrumes, fugues, dattes, etc.), ne pas acheter de fruits et légumes en provenance de l’étranger.
  • Ne pas acheter de fruits et légumes cultivés hors-sol.
  • Préférer les fruits et légumes qui ont conservé leur parfum naturel et qui sont de taille modeste, car leur grosseur peut traduire un forçage par les nitrates et les pesticides.

4. On consommera les fruits et légumes frais, après les avoir soigneusement lavés et sans trop les faire cuire

Il est conseillé de consommer le plus rapidement possible les fruits et légumes afin qu’ils gardent leur saveur et leurs propriétés antioxydantes. Pour limiter le risque d’ingestion de nitrates et de pesticides, il faut laver correctement à plusieurs eaux les fruits et légumes et les éplucher. On mangera les fruits bio avec la peau, car c’est à cet endroit que se concentrent les antioxydants, mais les fruits non bio, sans la peau, car c’est aussi à cet endroit que se concentrent les pesticides.

5. On utilisera une eau non polluée

Malgré les annonces rassurantes de bonne qualité et de potabilité effectuées par les pouvoirs publics, les eaux du robinet ne sont très souvent pas pures et peuvent être contaminées par des nitrates, des pesticides organochlorés, des métaux dits lourds ou d’autres polluants. Les causes de cette pollution en sont les conditions de recueil de l’eau, les pratiques agricoles ou d’élevage intensives, les activités industrielles, l’insuffisance des procédés de filtration ou même la nature des filtres eux-mêmes (libération d’aluminium). Dans certains cas, on sera amené à privilégier la consommation d’eau minérale, qui ne contient pas de chlore ni en principe de polluants, et cela d’autant plus si le lieu de résidence est une zone d’agriculture et/ou d’élevage intensif. Cependant, l’utilisation de bouteilles en plastique augmente le risque de contamination par les phtalates et le bisphénol A. Préférer une eau conservée en bouteille en verre.

Les polluants présents dans l’eau, les sols, les végétaux et les viandes contaminent l’organisme par voie alimentaire soit directement, soit par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire : nitrates, pesticides, dioxines, hydrocarbures aromatiques, métaux dits lourds.

En outre de nombreux produits mis sur le marché (charcuterie, lait, laitage, pâtisserie, conserves, boissons, etc.) contiennent des additifs alimentaires dont les effets toxiques sur la santé ont pu être démontrés.

Enfin la notion même d’« alicaments » (un additif ajouté aux aliments ou aux boissons dans un but préventif ou thérapeutique) est en réalité controversée, notamment en raison d’une assimilation digestive de moins bonne qualité.

NOS CONSEILS

  1. Pourquoi manger bio ?

    L’agriculture biologique n’utilise ni engrais nitratés, ni pesticides ; le label bio exclut les additifs alimentaires et les OGM.

    Il a été démontré que les aliments issus de l’agriculture biologique concentraient plus d’antioxydants que les aliments non bios et que les enfants recevant une nourriture bio étaient significativement moins contaminés par les pesticides.

    Des études récentes ont montré qu’une alimentation bio protégeait contre le risque de cancers et de maladies cardiovasculaires.

    Selon certains, l’argument contre l’alimentation bio serait son prix de revient plus élevé que celui de l’alimentation non bio. Cela mérite discussion : 1) d’abord le prix du bio est nettement moins élevé aujourd’hui qu’il ne l’était initialement ; (2) l’accroissement de la demande et donc l’extension du marché explique qu’il en soit ainsi, et que cette tendance ira en s’accentuant ; (3) la qualité de vie et la santé imposent des choix budgétaires. Privilégier l’usage d’une alimentation saine sur des dépenses qui ne sont pas de première nécessité relève d’une décision qui en fait est économiquement rentable, dans la mesure où elle favorise un art de vivre de qualité et donc une bonne santé.

    2. C’est non seulement pendant la grossesse et lors de l’allaitement mais surtout avant la grossesse que les femmes doivent manger bio. Il en est de même pour les enfants qui doivent manger bio dès le plus jeune âge (voir précédemment recommandation n°1).

    3. Promouvoir le bio ne suffit pas. Il faut lui associer une démarche éthique, un mode de vie particulier et une approche pédagogique. Il faut expliquer l’intérêt du bio aux enfants, notamment au cours des repas bio en cantine scolaire. Le rôle du (de la) professeur de SVT est ici prépondérant.

    4. Pour l’achat des produits bio, il faut préférer les petits commerces de proximité aux grandes surfaces, car dans ce dernier cas, les origines des produits ne sont pas connues et les cahiers des charges utilisés non nécessairement respectés.

La pollution de l’air extérieur est d’abord et avant tout liée aux poussières (microparticules ou nanoparticules). Celles-ci sont des vecteurs de substances chimiques elles-mêmes éventuellement toxiques. Sont en particulier toxiques les hydrocarbures aromatiques (HAP) résultant de la combustion des produits fossiles, et qui par conséquent comme les poussières proviennent des usines, du trafic routier et aérien ou encore des incinérateurs. En outre il peut s’agir de composés organiques volatiles (COV), en particulier du benzène, en provenance des garages ou des stations-services, des raffineries de pétrole ou des usines de pétrochimie.

Selon l’OMS, la pollution atmosphérique serait à l’origine de 7 millions de morts par an dans le monde, principalement par maladies du cœur et AVC. Certains de ces polluants extérieurs ont aussi un effet cancérigène : il existe un risque accru de cancer, notamment chez l’enfant, lorsque l’habitation est à proximité d’une station-service, d’une usine d’incinération ou d’une exploitation agricole intensive utilisant de grandes quantités de pesticides.

La pollution de l’air extérieur concerne aussi les rayonnements artificiels, c’est-à-dire produits par l’activité humaine. Certains rayonnements sont ionisants et donc thermogènes, alors que d’autres non ionisants, bien que souvent qualifiés de non thermogènes peuvent l’être aussi. Les rayonnements ionisants comprennent les rayons X et les rayonnements issus de la radioactivité. Ils sont cancérogènes pour l’homme (groupe 1du CIRC) ; ils sont à l’origine d’environ 10% des cancers (OMS). Ils peuvent provoquer des leucémies ainsi qu’un certain nombre de cancers solides, les risques étant plus élevés lorsque l’exposition a eu lieu chez un sujet jeune.

L’exposition au radon, un gaz radioactif à base de radium naturellement présent dans les sols granitiques ou volcaniques et certains matériaux de construction peut causer, selon les estimations, entre 3% et 14% de l’ensemble des cancers bronchiques (poumons), ce qui en fait la deuxième cause de cancers bronchiques après le tabagisme (OMS).

Les accidents nucléaires (Tchernobyl, Fukushima) ainsi que les nombreux essais nucléaires dans l’atmosphère ont accru le risque de cancers.

Quant aux rayonnements non ionisants, ceux-ci sont de deux types selon la fréquence. Certains, émis par les centrales électriques, transformateurs électriques ou lignes à haute tension, sont de basses ou d’extrêmement basses fréquences ; alors que d’autres, de fréquence plus élevée (radiofréquences ou hyperfréquence) concernent essentiellement la radio, la télévision, la téléphonie mobile (portable, DECT), le wifi et wimax et les antennes relais. Les basses et extrêmement basses fréquences, radiofréquences et hyperfréquences ont été classés par l’OMS comme possiblement cancérigènes (groupe 2B). En outre, on sait maintenant que les rayonnements non ionisants, de façon comparable aux rayonnements ionisants ne sont pas dénués d’autres effets toxiques sur la santé, contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à maintenant (voir la recommandation n°12).

Ainsi, l’exposition prolongée à des champs électromagnétiques de basse ou de très basse fréquence qu’elle soit de nature professionnelle ou non est mise en cause dans la survenue de la maladie d’Alzheimer ainsi que dans certains types de cancers et en particulier les leucémies. C’est ce qui a été observé dans les populations vivant à proximité de centrales électriques ou de lignes à haute tension.

De même, l’utilisation abusive des téléphones portables et des DECT ou l’exposition prolongée au wifi peuvent-elles induire la survenue de différentes pathologies dont l’électrohypersensibilité (voir la recommandation n°12).

NOS CONSEILS

  1. Il est déconseillé d’habiter à proximité d’un aérodrome, d’une zone industrielle, d’une voie à grande circulation, d’une station-service ou d’un garage, d’un incinérateur ou d’une décharge d’ordures ménagères.
  2. Il est déconseillé également d’habiter à proximité d’une centrale nucléaire ou d’une usine de retraitement des déchets radioactifs, des études ayant montré l’existence d’un lien avec une augmentation du risque de leucémies infantiles.
  3. En région granitique, on veillera à faire mesurer les émanations de radon et à adapter son habitation en conséquence, en consultant un architecte spécialisé.
  4. Pollution électromagnétique : Il est déconseillé d’habiter à proximité d’une centrale électrique, à moins de 600 mètres d’une ligne à haute tension et à proximité d’une antenne relais pour la radio, la télévision ou la téléphonie mobile,
  5. Dans tous ces cas de figure, bien que les preuves scientifiques soient encore incomplètes, celles-ci sont néanmoins suffisantes notamment du point de vue toxicologique pour déconseiller un tel lieu d’habitat en vertu du principe de précaution.

Des produits d’intérieur de consommation courante, comme les nettoyants ménagers, notamment ceux issus de la chimie conventionnelle ou de la pétrochimie tels que par exemple l’eau de javel ou les désinfectants à base d’ammonium quaternaire peuvent se révéler à la longue toxiques chez certains sujets. De même, les peintures et solvants utilisés pour le revêtement des murs ou le mobilier, les colles, les meubles en aggloméré, certains tissus ou textiles synthétiques, les encres d’impression, les désodorisants, les insecticides pour plantes d’intérieur et animaux domestiques, les parfums d’ambiance contribuent dans les lieux de vie, à l’émission de composés organiques volatiles (COV) dont le benzène, le toluène ou le formaldéhyde, etc… qui sont classés comme certainement cancérigènes(groupe 1 de l’OMS).

De nombreuses autres substances CMR (cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) ou encore neurotoxiques, ou allergéniques sont aussi concernées.

A noter le rôle néfaste des lieux clos, sans aération ni dépoussiérage, avec en particulier l’accumulation de vapeurs toxiques dans les cuisines insuffisamment aérées et ventilées.

NOS CONSEILS

  1. Il est conseillé de restreindre l’usage des nettoyants ménagers, surtout ceux issus de la chimie conventionnelle. Comme alternative, on favorisera l’utilisation des produits d’entretien issus de la chimie du végétal : 100% d’origine naturelle (identifiables par exemple par le label Ecocert qui mentionne obligatoirement le % de naturalité), ne comportant pas de pictogrammes de danger (vis-à-vis de la santé ou de l’environnement), 100% biodégradables (ce qui signifie qu’ils se décomposent entièrement en composés minéraux CO2 + H2O, ne laissant aucun résidu toxique après usage et donc aucun risque d’être exposé à un danger potentiel pour la santé) et enfin, on préfèrera les produits ayant fait l’objet d’un contrôle dermatologique.
  2. Dans cette même ligne d’action, il est conseillé de restreindre l’usage des pesticides à usage domestique, des désodorisants et des parfums d’intérieurs.
  3. De façon générale on veillera à aérer et à dépoussiérer régulièrement son lieu de vie.
  4. De même on limitera l’utilisation de panneaux ou de mousse en aggloméré, de textiles synthétiques et des peintures à l’huile, en particulier dans la chambre des enfants.
  5. Enfin on veillera tout particulièrement à ce que la cuisine soit correctement aérée et ventilée.

De très nombreux vêtements réalisés à partir de fibres synthétiques sont responsables d’allergies ou d’intolérance cutanées intervenant dans le cadre d’une toxicité directe ou d’une sensibilité multiple aux produits chimiques multiples (MCS).

A cela s’ajoute le rôle également allergisant ou d’intolérance de certains colorants artificiels introduits dans les vêtements.

Ainsi contrairement à l’opinion courante, selon laquelle la peau et les muqueuses constitueraient une barrière protégeant l’organisme des effets toxiques des polluants extérieurs, la peau et les muqueuses favorisent l’entrée des polluants dans l’organisme et leur passage dans le sang.

Ainsi les cosmétiques et teintures capillaires agissent par voie cutanée :

    • certaines teintures capillaires artificielles en particulier à base de colorants azoïques ou autres sont responsables de certains types de cancers, en particulier de la vessie,
    • certains déodorants contenant des sels d’aluminium ou certains cosmétiques contenant des parabènes qui sont des perturbateurs endocriniens sont suspectés d’être impliqués dans la survenue de cancers du sein.
    • Les parfums artificiels (issus de la chimie synthétique) contiennent de nombreuses substances dont il est difficile de prévoir les effets.

NOS CONSEILS

  1. On déconseillera l’application directe sur la peau des textiles synthétiques, étant donné le risque d’allergie ou d’intolérance, la peau étant une voie de très grande perméabilité pour de nombreuses substances chimiques.
  2. On privilégiera en application directe sur la peau, les matières naturelles à base de coton, lin, de préférence issus de l’agriculture biologique
  3. On préférera les textiles sans colorants et sans nanoparticules
  4. Par mesure de précaution on utilisera des produits naturels, ou a minima des produits ne contenant ni formaldéhyde, ni phtalates, ni éthers de glycol
  5. Par mesure de précaution on limitera l’usage des teintures capillaires artificielles à une séance de coloration tous les 3 à 6 mois et on préfèrera l’utilisation de colorants naturels tels le henné par exemple.
  6. Par précaution on préférera les parfums naturels aux parfums synthétiques issus de la chimie.

Les rayons du soleil sont de nature électromagnétique. Outre la lumière visible, ils contiennent entre autres des ultraviolets et des infrarouges.

A l’origine de brûlures cutanées (coups de soleil) et de déshydratation chez le nouveau-né, le nourrisson et l’enfant, les rayonnements solaires sont dangereux pour la santé.

A l’origine des principaux types de cancer de la peau, les plus nocifs sont les rayons. ultraviolets (UV) de type B, dont on a démontré le caractère ionisant et donc potentiellement cancérigènes.

NOS CONSEILS

  1. Les rayons du soleil sont nécessaires à la vie. Cependant les UV solaires sont cancérigènes. Il est donc préférable de ne pas s’exposer lorsque le soleil est au zénith et donc en été de profiter des heures les moins chaudes, en se protégeant des effets directs des rayons du soleil sur la peau.
  2. Le bronzage artificiel en cabine est à prohiber
  3. L’exposition solaire prolongée est à déconseiller.
  4. La protection est d’abord et avant tout vestimentaire (chapeau et lunettes) en sachant que l’utilisation des crèmes solaires ne protège nullement contre l’effet cancérigène des UV.
  5. En cas de forte chaleur, on veillera plus particulièrement à la protection des nourrissons et des enfants, chez lesquels le risque de déshydratation est élevé et on leur donnera à boire préventivement.

Les radiofréquences et hyperfréquences sont des rayonnements électromagnétiques artificiels mis en cause par l’OMS dans la survenue possible de cancers. En outre, le syndrome d’électrohypersensibilité est une affection pathologique émergente dont l’existence a été reconnue en 2006 par l’OMS.

A cela s’ajoute l’apparition possible des troubles cognitifs chez les enfants et adolescents liés à l’utilisation abusive de tablettes, téléphones portables, DECT, wifi etc…

Il semble établi que les femmes sont plus susceptibles que les hommes aux champs électromagnétiques.

Un lien épidémiologique entre la survenue d’une maladie d’Alzheimer et l’exposition prolongée à des champs électromagnétiques de basses ou extrêmement basses fréquences est démontré. A l’heure actuelle, il ne peut être exclu qu’il en soit de même pour l’exposition abusive à des radiofréquences et hyperfréquences, que la maladie d’Alzheimer survienne d’emblée ou consécutivement à une électrohypersensibilité.

Un lien causal avec l’autisme (utilisation chez la femme enceinte) et avec la sclérose en plaques est possible, mais non encore prouvé.

Des liens avec certains types de tumeur sont également possibles : l’utilisation intensive d’un téléphone portable ou d’un téléphone mobile (DECT) plusieurs heures par jour pendant cinq ans ou plus augmente le risque d’apparition de tumeurs cérébrales si l’utilisation a commencé avant 20 ans.

Les champs électromagnétiques ont la propriété de dérégler les simulateurs cardiaques posés chez les malades atteints de troubles du rythme cardiaque, et les prothèses auditives chez les sujets malentendants.

Il est largement suspecté que les amalgames dentaires métalliques en bouche font antenne lorsque le sujet concerné est exposé à des champs électromagnétiques et que cet effet outre le fait qu’il peut générer une sensibilité multiple aux produits chimiques (MCS) peut être à l’origine ou tout au moins peut aggraver un syndrome d’électrohypersensibilité.

NOS CONSEILS

  1. Interdire l’utilisation du portable chez les enfants de moins de 12 ans. Et dans la mesure du possible limiter chez eux l’utilisation des tablettes,
  2. Recommander aux femmes de ne pas utiliser de téléphone portable, dei DECT ou d’ordinateur connecté en wifi en période de grossesse et ultérieurement en présence de leur nouveau-né, nourrisson et enfant,
  3. Chez les adolescents et adultes, limiter l’usage à l’oreille du téléphone portable : en réduisant la durée des communications à 20 minutes par jour, par séquences de 5 à 6 minutes, et en utilisant le plus possible le haut-parleur,
  4. Ne jamais téléphoner dans les zones où le signal est faible, et ne jamais téléphoner dans les transports (train ou voitures),
  5. Prohiber tout écran cathodique (ordinateur, télévision) en raison de l’émission de champs électromagnétiques beaucoup plus intenses que pour un écran plat,
  6. Eviter les connexions sans fil ; pour cela revenir au téléphone filaire, et recourir quand cela est possible au câblage en réseau, plutôt qu’à une connexion wifi ou à une connexion bluetooth,
  7. Eviter l’installation d’un compteur d’eau, de gaz ou d’électricité communiquant à son domicile en raison de l’absence d’innocuité démontrée, notamment chez les sujets atteints d’électrohypersensibilité ou porteurs d’un simulateur cardiaque.

Plusieurs millions de salariés sont exposés sur leur lieu de travail à des substances toxiques. L’origine environnementale des affections et des maladies qui relèvent d’une telle exposition ne fait aucun doute.

Sont particulièrement concernés les ouvriers participant à l’extraction des minéraux, ceux de l’industrie lourde utilisant le charbon, ceux de l’industrie chimique, en particulier la pétrochimie, ceux du bâtiment, en particulier les peintres, les agriculteurs et viticulteurs utilisant des pesticides, ceux travaillant dans le domaine des nanotechnologies.

Un certain nombre de maladies inscrites au tableau des maladies professionnelles (voir l’annexe) sont reconnues résulter d’une exposition prolongée à des produits chimiques : l’amiante est à elle seule responsable de 50% des cancers d’origine professionnelle, mais de très nombreux autres produits toxiques sont aujourd’hui à considérer.

Un point est fondamental : l’évolution sans limite ni régulation suffisante des nouvelles techniques a pour conséquence l’exposition à de multiples nouveaux agents présents dans l’environnement professionnel avec des conséquences sanitaires inédites. Or la reconnaissance de telles conséquences chez les travailleurs sous la forme d’une inscription au tableau des maladies professionnelles nécessite des enquêtes approfondies et une mise à jour qui est toujours en décalage par rapport à la réalité du terrain.

Concernant l’existence de ces nouveaux risques, s’y ajoute un retard dans la formation du corps médical en général et des médecins du travail en particulier.

Ainsi, bien que le décret du 1er janvier 2017 transposant en droit français la directive européenne du 26 juin 2013 ait fixé les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de ses salariés an matière d’exposition aux champs électromagnétiques et de protection sur les lieux de travail, le rôle de tels champs électromagnétiques dans la survenue possible d’un cancer ou d’une maladie d’Alzheimer n’est toujours pas reconnu ; de même, l’électrohypersensibilité d’origine professionnelle n’est-elle toujours pas inscrite au Tableau des maladies professionnelles.

En principe, le droit du travail et le code du travail protègent les travailleurs en matière de risque professionnel, mais ce code et ce droit nécessitent d’être adaptés en permanence au fur et à mesure des nouveaux risques sanitaires encourus sur les lieux de travail.

C’est la raison pour laquelle les médecins du travail doivent être informés et formés en permanence sur les nouveaux risques encourus.

La médecine du travail est aujourd’hui l’objet d’une conception plus large : il s’agit de la santé au travail.

NOS CONSEILS

  1. Dans tous les cas d’altération de sa santé sur les lieux de travail, le médecin du travail doit être consulté.
  2. Dans les entreprises où il existe, le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) doit être informé, et ela d’autant plus s’il existe un risque ou une altération sanitaire incombant à plusieurs travailleurs.
  3. Tout risque d’altération de la santé sur les lieux de travail doit impérativement faire l’objet d’une adaptation du poste de travail. Cette adaptation est mise en place par le médecin du travail en accord avec l’employeur. C’est le cas notamment pour les personnes atteintes d’électrohypersensibilité, où des mesures de protection spécifiques sont nécessaires et où une décision de travail à temps partiel à domicile peut être envisagée.
  4. L’employeur a l’impératif catégorique de prendre les mesures de protection prévues par la loi. Le travailleur a celui de se soumettre aux règles de protection en vigueur.
  5. Tout accident du travail doit être immédiatement déclaré, les symptômes cliniques et les examens biologiques devant être consignées de la façon la plus objective possible.
  6. On aura soin de se faire établir par un médecin un certificat médical précisant les symptômes et le résultat des tests biologiques,
  7. La reconnaissance d’un handicap en principe protège le travailleur d’un licenciement sec. Cette reconnaissance passe par le remplissage par le médecin du travail ou le médecin de famille d’un formulaire à l’attention de la Maison de Personnes Handicapées (MDPH) du département concerné (il y a une MDPH dans chaque département). Cette reconnaissance est en pratique confidentielle, l’employeur n’étant informé que si le salarié le désire. La reconnaissance du handicap peut conduire dans certains cas à une compensation financière.
  8. En cas de litige ou de contentieux avec l’employeur, le recours à un avocat peut s’avérer nécessaire.

Un trop grand nombre de médicaments sont aujourd’hui commercialisés, dont les effets secondaires ne sont pas toujours inoffensifs.

Un trop grand nombre de médicaments sont prescrits dans des indications non validées par l’Agence du Médicament. Les dérapages prescriptionnels peuvent nuire à la santé des malades.

Certains médicaments dont les statines, certains psychotropes, antidépresseurs ou somnifères (benzodiazépines) etc… ne sont pas sans danger.

Certains médicaments peuvent être prescrits à mauvais escient. L’exemple récent du Mediator est à ce sujet emblématique.

Certains vaccins (contre le papilloma virus, contre l’hépatite B) peuvent entrainer des complications sévères et irréversaibles. Et cela, d’autant plus si la vaccination est faite tôt, lorsque le système immunitaire du nourrisson n’est pas encore formé, ou si elle comporte de nombreux rappels.

Compte tenu de l’extrême vulnérabilité du fœtus à toute forme d’agression extérieure, toute vaccination est formellement contrindiquée chez les femmes enceintes.

NOS CONSEILS

  1. Choisir son médecin traitant et avoir confiance en lui est primordial.
  2. C’est par précaution qu’il faut agir. On évitera donc de multiplier les prescriptions qui augmentent le risque d’interactions médicamenteuses et d’effets secondaires.
  3. En période d’activité sexuelle, les femmes doivent se soumettre régulièrement (tous les 3 ans) à un examen gynécologique permettant la pratique des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus.
  4. La prise de pilule contraceptive avant la première grossesse et la prise de traitements hormonaux substitutifs prolongés à la ménopause augmentent le risque de cancers du sein et surtout d’accident cardiaque. Ne prendre un contraceptif oral que sous contrôle médical et pendant une période la moins prolongée possible. A éviter totalement en cas d’antécédents familiaux de cancers du sein. Toute ménopause est physiologique. N’utiliser les traitements hormonaux substitutifs que s’ils sont nécessaires, et pendant une période la plus courte possible. Préférer l’usage des progestatifs aux oestrogènes, qui sont les plus dommageables.
  5. A partir de la cinquantaine, on n’hésitera pas à se soumettre à des tests de dépistage ou de diagnostic précoce : cancer du sein chez la femme, cancer de la prostate chez l’homme, cancers du gros intestin pour les deux sexes.
  6. On ne se fera jamais poser d’amalgames dentaires métalliques. On ne réalisera jamais la dépose en période de grossesse. Lorsque la dépose a lieu, celle-ci devra se faire avec précaution, selon une méthode rigoureuse : seuls certains chirurgiens-dentistes ont l’expérience de telles déposes.
  7. En cas de suspicion de pathologie liée à l’environnement (électrohypersensibilité, sensibilité aux produits chimiques multiples, intolérance alimentaires, etc..), on consultera un spécialiste en médecine environnementale. Ceux-ci sont encore peu nombreux dans notre pays, mais un réseau est en cours de constitution.

Le manque d’hygiène et la pauvreté favorisent la survenue de déficits immunitaires qui eux-mêmes favorisent l’apparition de pathologies microbiennes

Le multipartenariat et la pratique de rapports sexuels non protégés favorisent la survenue de maladies vénériennes et de cancers oro-pharyngés : infections à chlamidiae, infections à papillomavirus humains et son risque de cancer du col de l’utérus, SIDA.

La conduite automobile impose le respect d’un certain nombre de règles connues : ne pas utiliser son téléphone portable au volant, ne pas prendre d’alcool, de drogues ni de médicaments.

NOS CONSEILS

  1. Vivre au naturel, tout en tenant compte des progrès de la médecine réellement maîtrisés
  2. Eduquer les enfants dès la maternelle
  3. Eviter toute forme d’addiction
  4. Vivre avec prudence et discernement
  5. Restaurer la vie de famille et la convivialité avec autrui
  6. Lutter contre le stress, par l’exercice physique, la méditation, le yoga…
  7. Restaurer la morale, éduquer par l’exemple.