Nos recherches

L’ARTAC est une association indépendante de médecins et de chercheurs, spécialisée dans l’étude biologique, thérapeutique et clinique des cancers.

C’est la seule association française de lutte contre le cancer à promouvoir une prévention environnementale. Son caractère scientifique fait que l’ARTAC est reconnue d’intérêt général. Fondée en 1984 par le Pr. Belpomme, elle place au cœur de son intérêt la guérison des malades ainsi que la protection des femmes enceintes et des enfants.

SOYEZ ACTEUR DU CHANGEMENT

Entreprises, institutions, particuliers : aidez vos proches à lutter contre le cancer en soutenant l’ARTAC

En aidant moralement et financièrement l’ARTAC, vous assurez son indépendance. Vous faites réellement progresser les recherches sur le cancer, non seulement dans le domaine des traitements anticancéreux, mais aussi dans le cadre plus vaste de la prévention environnementale, qui seule pourra permettre d’assurer aux générations futures la meilleure santé possible.

Nos expertises

Après une mission d’enquête réalisée par l’ARTAC en avril-mai 2007 en Martinique, un rapport a été rédigé, dressant l’état des lieux de la pollution des Antilles françaises par les pesticides. Ce rapport a analysé la possibilité d’un lien avec l’apparition des cancers de la prostate et du sein, et l’existence d’une contamination des femmes enceintes et des nouveaux-nés. Intitulé : Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires et proposition d’un plan de sauvegarde en cinq points, le document a été adressé fi n juin 2007 aux parlementaires antillais, ainsi qu’aux diff érents Ministres et Secrétaires d’Etat concernés (Intérieur, Outre-Mer, Santé, Environnement, etc.).
> Consulter le rapport concernant la pollution par les pesticides en Martinique

Une seconde mission a été entreprise en février 2008, en Martinique et en Guadeloupe, afi n de rencontrer les partenaires potentiels d’une étude plus approfondie visant à préciser l’origine de l’augmentation d’incidence des cancers de la prostate aux Antilles, qui ne pourra être réalisée que sous réserve de l’obtention de subventions spécifiques.
Compte tenu des enjeux nationaux de santé publique en matière de pollution environnementale dans ces îles, l’ARTAC a organisé le 18 septembre 2007 à l’Assemblée nationale une conférence de presse sur la pollution des Antilles françaises par les pesticides. Après diff érentes rencontres avec des responsables des Ministères de la Santé et de l’Outre Mer, le Pr Belpomme été personnellement auditionné le 7 novembre 2007 par la Commissions des Aff aires économiques, environnement et territoire de l’Assemblée Nationale (voir le rapport présenté lors de cette audition). Les conséquences du rapport ont été la défi nition par le Gouvernement d’un plan d’action comportant 40 mesures visant à renforcer la connaissance et la réduction de l’impact des pesticides sur la santé humaine.
> Consulter le rapport du 07 novembre 2007

Depuis des articles scientifi ques dans des journaux à comités de lecture ont été publiés sur la problématique des cancers aux Antilles.
Vous pouvez les retrouver dans la rubrique « Articles Scientifiques »

L’affaire des Antilles françaises est extrêmement sérieuse du point de vue environnemental et sanitaire, et caricaturale en termes d’erreurs politiques et de manoeuvres politiciennes. Qui oserait affirmer qu’aujourd’hui les Antilles françaises ne sont pas gravement polluées ? Qu’on peut vivre dans un environnement pollué sans dommage pour la santé ? Qu’en continuant à pulvériser des quantités énormes de pesticides dans des îles aux dimensions modestes et aux ressources en eau potable limitées, on ne les pollue pas ? Et qu’en ayant utilisé des pesticides classés dans la catégorie des polluants organiques persistants (POP), la pollution des sols et de l’eau ne va pas durer ?
Le rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique date de juin 2007. Ce rapport a dressé un état des lieux de la pollution des eaux et des sols, décrit les problèmes de santé en particulier dans le domaine de la cancérologie et proposé un plan d’action en cinq points :

  1. l’étude des conséquences écologiques de la pollution par les pesticides,
  2. l’évaluation de la fertilité des sols,
  3. la recherche des causes à l’origine de l’augmentation d’incidence des cancers de la prostate et du sein,
  4. l’arrêt de l’utilisation du Paraquat,
  5. la sensibilisation de la métropole aux problèmes des Antilles.

> Consulter la réponse de l’ARTAC

Trois publications scientifi ques récentes de l’ARTAC étayent fortement l’hypothèse selon laquelle les pesticides interviennent dans la genèse des cancers de la prostate et du sein aux Antilles françaises :

  1. The growing incidence of prostate cancer in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe: A possible causal role of pesticides. Int J Oncol. 2009 Aug;35(2):433.
  2. Why pesticides could be a common cause of prostate and breast cancers in the French Caribbean Island, Martinique. An overview on key mechanisms of pesticide-induced cancer. Biomed Pharmacother. 2009. Jul;63(6):383-395.
    > Consulter le Résumé en anglais
  3. Prostate cancer as an environmental disease: an ecological study in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe. Int J Oncol. 2009 Apr;34(4):1037-1044.
    > Consulter le Résumé en anglais

Un groupe de travail national a été créé à l’initiative de l’ARTAC, le Groupe des experts scientifiques sur les dangers de l’incinération (GESDI), ayant pour rôle de définir les alternatives à l’incinération afin de lutter contre l’apparition des cancers liés à cette activité. Dans un rapport publié en février 2008, l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) a confirmé la très forte augmentation de l’incidence des cancers autour des incinérateurs d’ordures ménagères.

Le rapport de l’ARTAC et du GESDI intitulé Expertise nationale concernant les alternatives à l’incinération et aux décharges : aspects environnementaux, sanitaires et socio-économiques a été adressé aux Maires des quarante plus grandes villes de France ainsi qu’aux Préfets des départements concernés par un projet de construction d’incinérateur.

Les dioxines sont-elles à l’origine de cancers ?

Les dioxines sont des substances organochlorées agissant par deux mécanismes :

  1. principalement en tant que promoteurs : elles favorisent la stimulation des cellules mutées,
  2. mais aussi, très probablement, en tant que mutagènes : elles induisent des mutations en déstabilisant le génome. Ce dernier, bien qu’il repose sur des articles publiés, est encore contesté, y compris par certains scientifiques.

Les dioxines peuvent donc induire des cancers, essentiellement des lymphomes (tumeurs des ganglions) ou des sarcomes (tumeurs du tissu conjonctif) chez les sujets jeunes. En fait, comme l’a démontré le rapport de l’InVS(Institut de Veille Sanitaire), elles induisent toutes sortes de cancers… y compris des cancers du sein.

Comment est-on contaminé par des dioxines ?

Les dioxines (et furanes) sont des molécules organochlorées provenant de la combustion de substances organiques en présence de chlore. Ces substances apparaissent surtout dans la région située autour des incinérateurs. La contamination se fait par inhalation et surtout par voie alimentaire. On les trouve donc en grande quantité dans les oeufs, le lait et les viandes, lorsque ces produits proviennent d’animaux (poules, poulets, vaches laitières, boeufs), élevés dans les régions proches des incinérateurs.

Depuis le décret du 20 septembre 2002, la norme tolérée de dioxine a été abaissée. Cependant, selon une enquête commanditée par l’ADEME (l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) réalisée il y a quelques années, sur les 127 incinérateurs de notre pays, 114 avaient répondu à l’enquête, sur ces 114 incinérateurs 40% n’étaient pas aux normes, et 60% ne l’étaient que de façon incomplète. En 2008, la très grande majorité des incinérateurs de notre pays seraient aux normes. Cependant, même si elles sont respectées, ces normes ne protègent pas contre l’apparition d’un cancer. En effet, et cela est vrai pour l’ensemble des processus de cancérisation, pour les produits chimiques, ce n’est pas l’intensité de la dose qui compte, mais la répétition des doses, donc la durée d’exposition aux facteurs de risque. Aussi, des doses infinitésimales de dioxine (ou autres produits chimiques), voir des traces à la limite du seuil de détection, peuvent s’avérer être cancérigènes, si ces doses sont répétées pendant une période de temps prolongée. Or c’est bien ce qui se passe pour l’alimentation, si on consomme en permanence des produits pollués.

La mise aux normes des incinérateurs pour les dioxines protège-t-elle contre l’apparition des cancers liés à l’incinération ?

La réponse est formellement non, car l’incinération n’émet pas que des dioxines. Elle émet de très nombreuses substances CMR que ne peuvent arrêter les filtres, et qui polluent considérablement l’atmosphère en cas de panne de l’incinérateur. En outre, il n’est pas prouvé que l’augmentation d’incidence des cancers à proximité des incinérateurs, comme le confi rme le deuxième rapport de l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) soit causée seulement par les dioxines. C’est la raison pour laquelle, lors du Grenelle de l’environnement, la plateforme commune de revendication du corps médical avait demandé expressément (2ème proposition) un moratoire concernant la construction de tout nouvel incinérateur et les autorisations de coincinération.

Peut-on supprimer les incinérateurs ?

Certains pays n’utilisent que très peu l’incinération pour gérer les déchets. Car il existe des méthodes alternatives. Ce qu’il faut avant tout c’est diminuer la quantité des déchets produits et faire appel au tri sélectif et au recyclage. Des unités de traitements des déchets, utilisant ces deux dernières méthodes existent et il est aujourd’hui démontré qu’elles sont performantes, tant sur le plan technique que sur le plan socioéconomique.

Le corps médical n’avait pas été invité à participer au Grenelle de l’environnement, y compris au groupe de travail consacré à l’instauration d’un environnement respectueux de la santé, pour expertiser les problèmes de santé environnementale, et notamment l’incidence croissante des cancers.

Pendant l’été 2007, un groupe de travail a donc été créé à l’initiative de l’ARTAC, comprenant des médecins généralistes engagés dans des collectifs locaux de médecins, des représentants des principaux syndicats médicaux français, des représentants du Conseil National de l’Ordre des Médecins ainsi que des universitaires et diff érentes associations de professionnels de santé tels que le Comité Développement Durable en Santé (C2DS) en liaison avec les Fédérations hospitalières de France. Ce travail a abouti à la rédaction d’une Plate-forme nationale du corps médical pour le Grenelle de l’environnement énonçant les sept propositions du corps médical en matière de santé-environnementale, et à la participation du corps médical à un « groupe miroir » du Grenelle de l’environnement en septembre 2007.
> Consulter la Plate-forme nationale du corps médical pour le Grenelle de l’environnement

En outre, l’ARTAC a aidé à la création de la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) regroupant de nombreux collectifs et associations locales de médecins et professionnels de santé désireux de s’investir dans les problèmes de santé environnementale.

Les négociations avec le Ministère de l’Environnement et les parlementaires se poursuivent. La position de l’ARTAC en matière de santé environnementale et de recherche a été défi nie dans un article publié en mai 2008 dans la revue Politique et parlementaire intitulé «Environnement, santé, recherche : quelle politique pour la France»
> Consulter l’article «Environnement, santé, recherche : quelle politique pour la France»

Devant l’étendu et la complexité de l’aff ection, nous avons mis en place un site d’informations pour les patients et les médecins sur l’EHS et le MCS :
www.ehs-mcs.org

L’ARTAC est une association de chercheurs axée sur le cancer et c’est en particulier à ce titre que le Pr. Belpomme s’intéresse à l’électrosensibilité et aux effets des champs électromagnétiques sur notre santé.

L’ARTAC n’a aucun lien avec aucun Collectif quel qu’il soit.

L’ARTAC a mis au point un protocole d’étude qui devrait permettre la reconnaissance par les instances publiques de la maladie, sous réserve d’une publication solide dans une revue scientifi que à comité de lecture.

Vous pouvez consulter un état des lieux concernant les recherches de l’ARTAC sur cettethématique ainsi que le bulletin d’information n°55 de mai 2010.

> Consulter un état des lieux concernant les recherches de l’ARTAC
> Consulter le le bulletin d’information n°55 de mai 2010

Afin d’accélérer les recherches en cours, mettre au point une prise en charge effi cace des malades atteints du SICEM (Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques) et obtenir la reconnaissance de leur maladie par les pouvoirs publics, comme c’est le cas en Suède, l’ARTAC et le CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur les Rayonnements Electromagnétiques non ionisants) ont décidé d’unir leurs force dans le cadre d’un groupe de recherche indépendant : l’Alliance Scientifique pour le Traitement et la Reconnaissance des malades Electrosensibles ou ASTRÉ.
> ASTRE

Face à un besoin grandissant exprimé par les personnes « électrosensibles », le Pr. Belpomme a décidé de mettre en place une consultation de médecine environnementale qui a débuté en septembre 2009 et où sont pris en charge les malades qui se disent présenter une électrosensibilité, une sensibilité multiple aux produits chimiques ou qui pensent être atteints d’une maladie liée à l’environnement, d’un autre type.

Si vous venez de loin pour une consultation de médecine environnementale, précisez-le lors de votre rendez-vous et demandez un rendez-vous en matinée afin d’avoir le temps dans la journée de faire les examens qui vous seront prescrits. Vous pourrez ainsi prendre rendez-vous dans l’après midi avec le Dr Awaida au Labo XV pour les analyses sanguines et urinaires.

Cabinet Médical BELPOMME
72 avenue du Général Leclerc
75014 PARIS
Consultations de médecine environnementale les Lundi et Jeudi
Secrétariat : 01 81 80 22 86 (uniquement pour prendre rendez-vous. Pour tout autre besoin, appeler à l’ARTAC)

LABO XV
Dr Awaida
353 rue Vaugirard
75015 PARIS
Tél : 01 53 68 96 89

Afin de garantir sa stricte indépendance scientifi que et financer ses recherches, l’ARTAC a besoin de votre aide. Soutenez l’ARTAC en adhérant ou en devenant donateur. Vous pouvez préciser sur le bulletin de soutien que votre soutien concerne la recherche SICEM.
En raison du contexte actuel, nos principaux partenariats pour mener à bien nos recherches proviennent de laboratoires privés d’analyse médicale, dans la mesure où eux seuls ont manifesté rapidement l’intérêt nécessaire. Il est toutefois important de noter que l’ARTAC ne perçoit aucun bénéfice pour les examens pratiqués dans ces laboratoires.

Nos études prennent plus de temps que nous l’aurions souhaité, en raison de l’importance qu’une preuve scientifi que incontestable soit apportée de la réalité de ce syndrome. D’autre part, pour maintenir notre indépendance, nous ne fonctionnons que sur la base des dons et des cotisations de nos adhérents et bénéfi cions ainsi d’un budget limité pour mener à bien ces recherches.

Si vous avez besoin d’informations ou de conseils, vous pouvez contacter :
Carine Houssay par e-mail à l’adresse : sicem.artac@gmail.com
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Programme de recherche de l’ARTAC concernant l’intolérance aux champs électromagnétiques et l’électrosensibilité, année 2009-2010.
> Consulter le programme

Rapport sur le SICEM remis aux députés du groupe UMP Philippe MORENVILLIER et Patrice DEBRAY lors de l’audition du Pr. Belpomme le 16 septembre 2009.
> Consulter le rapport

Déclaration du 29 mars 2009 au Sénat : Champs électromagnétiques et santé (en français et en anglais). Déclaration signée par les Prs. Franz Adlkofer, Dominique Belpomme, Lennart Hardell et Olle Johanson.
> Consulter la déclaration

Newsletter n° 29 : Intolérance aux champs électromagnétiques : les recherches de l’ARTAC
> Consulter la newsletter n°29

Newsletter n° 28 : L’ARTAC décrit le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques
> Consulter la Newsletter n°28

Synthèse médicale – ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique)
A la demande de l’ONERC, le Pr Belpomme propose une synthèse médicale des conséquences sanitaires du changement climatique, qui nous rappelle notamment l’importance du lien entre les organismes vivants avec le milieu naturel. C’est le cas pour l’homme, qui n’échappe pas à aux lois fondamentales de la biologie. Deux approches méthodologiques, en miroir l’une de l’autre, sont à considérer : l’écologie sanitaire qui aborde la santé en commençant par l’étude de l’environnement, et la santé environnementale, qui part de maladies pour rechercher les facteurs de risque environnementaux.

Les effets sanitaires directs du changement climatique sont les plus certains et sans doute les plus graves : les canicules et les variations de l’ozone en font partie. Les eff ets sanitaires indirects peuvent être liés à la raréfaction ou à la pollution de l’eau, à la pollution de l’air, et aux évolutions écosystémiques. C’est dans cette troisième catégorie que réside la plus grande inconnue. Trois lignes de réflexion sont proposées dans ce domaine : les maladies animales transmissibles à l’homme, les vecteurs de transmission tels que les arthropodes, et les effets des pertes de biodiversité qui pourraient favoriser la virulence de certains micro-organismes. On peut également soupçonner le changement climatique de favoriser également certaines maladies a transmission non vectorielle. Le développement de la recherche et des réseaux de surveillance sont indispensables pour améliorer la prévention dans ces domaines.

Risques sanitaires de l’équipage engagé dans une mission à long terme sur la planète Mars – Agence Spatiale Européenne

L’objectif de cette expertise est d’analyser les risques sanitaires de l’équipage engagé dans une mission à long terme sur la planète Mars et donc vivant dans des conditions artificielles, utilisant the Melissa loop system as life support system.

Plus précisément, la question posée est (1) de définir les maladies possibles, (2) d’en déterminer les causes, (3) d’en estimer la probabilité de survenue et le degré de gravité, en établissant une hiérarchisation des risques (risks) et (4) de proposer des mesures concrètes pour éviter leur survenue ou y remédier.

Les risques (hazards) sanitaires concernés sont essentiellement d’origine environnementale. Théoriquement les risques environnementaux ont pour origine trois niveaux relationnels qui s’emboîtent les uns dans les autres, à la manière des poupées russes : (1) l’organisme vivant concerné, (2) le milieu immédiat dans lequel il vit, (3) l’environnement médiat dans lequel est situé ce milieu.